J’ai longtemps hésité à écrire sur la médiatisation du « choix médical » d’Angelina Jolie. Il y eut tout d’abord un sentiment de découragement : il semblait impossible de penser sereinement au sein de cette déferlante médiatique. A quoi bon lutter contre cette peopolisation exponentielle du cancer du sein ? A dire vrai, au fur et à mesure que le tsunami de commentaires enflait – l’actrice était encensée pour son courage et son message considéré porteur d’espoir pour les femmes -, il m’était de plus en plus pénible de considérer le sujet tant il était clair que la solution alternative à la double mastectomie préventive pour les porteuses d’une mutation sur les gènes BRCA1 ou BRCA2, à savoir la surveillance active par IRM tous les six mois, allait s’en trouver ipso facto dévalorisée. Il ne s’agit pas ici de commenter le choix de Ms Jolie : il ne regarde qu’elle – du moins il aurait du – mais le buzz médiatique que l’annonce publique de ce choix a provoqué. Il y aura un effet Angelina et, en dépit des bonnes intentions de l’actrice lorsqu’elle a décidé de rendre public un choix personnel – c’est avec cet oxymore que les problèmes ont surgi -, il est à craindre que cet effet ne soit pas bénéfique pour toutes. Il l’aura du moins été pour Myriad Genetics (détenteur des brevets sur les gènes BRCA1 et BRCA2) dont l’action a gagné 4 % dans les 24h qui ont suivi l’annonce de la compagne de Brad Pitt dans le New York Times. Continue reading







Le 30 octobre dernier, paraissaient dans Le Lancet les conclusions du rapport Marmot «

