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	<title>Expertise citoyenne &#187; octobre rose</title>
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	<description>Parce qu&#039;on n&#039;est jamais si bien servi que par soi-même</description>
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		<title>Liberté &#8211; Egalité &#8211; Mammographie</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Oct 2014 16:11:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rachel Campergue]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[décryptage]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Ce billet est une adaptation du 8eme chapitre de mon ouvrage Octobre Rose mot à maux &#8211; Pour une réelle liberté de choix. Nous l’ignorions, mais le dépistage a le pouvoir de réduire les inégalités sociales. C’est une bonne nouvelle &#8230; <a href="https://www.expertisecitoyenne.com/2014/10/14/liberte-egalite-mammographie/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2014/10/fronton-01Big-01.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-890" alt="fronton 01Big 01" src="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2014/10/fronton-01Big-01.jpg" width="425" height="261" /></a>Ce billet est une adaptation du 8eme chapitre de mon ouvrage <a href="http://amzn.to/1r2E2Xe"><em>Octobre Rose mot à maux &#8211; Pour une réelle liberté de choix.</em></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous l’ignorions, mais le dépistage a le pouvoir de réduire les inégalités sociales. C’est une bonne nouvelle car il suffirait alors de dépister tout le monde pour que les inégalités sociales disparaissent. Nous n’aurions pas cru la chose aussi simple  C’est pourtant ce que nous annonce, emportée par son élan et en titre s’il vous plaît, le quotidien régional <em>La</em> <i>Dépêche</i> du 16 novembre 2012 : « <a href="http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/16/1490743-cancer-du-sein-le-depistage-reduit-les-inegalites-sociales.html">Le dépistage réduit les inégalités sociales</a>. »<span id="more-885"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En haut lieu, une fois n’est pas coutume, la modération est de mise, il y contribue seulement. Le dossier de presse Octobre rose 2013 de l’Institut National du Cancer (INCa) nous explique : « Le dépistage organisé du cancer du sein constitue, en soi, un dispositif contribuant à la lutte contre les inégalités sociales. » L’INCa étant <i>a priori</i> une institution sérieuse, comment peut-elle avancer une telle affirmation sans l’étayer, sans expliquer un tant soit peu comment la chose est-elle possible ? <a href="http://www.ligue-cancer.net/article/26728_lettre-ouverte-toutes-les-femmes">La Ligue contre le cancer</a>, pourtant si enthousiaste à l’idée de porter la bonne parole et l’égalité jusqu’au dernier des hameaux, ne nous éclaire pas davantage sur le lien entre dépistage et réduction des inégalités sociales : « Lutter contre le cancer du sein est un combat historique pour la Ligue. Avec ses 103 Comités départementaux, elle fut à l’origine du dépistage organisé du cancer du sein et participa à l’amélioration des techniques et du déploiement de ce dispositif très efficace pour lequel la participation des femmes ne doit pas faiblir. C’est une lutte de tous les instants. De chaque minute, car le temps perdu est le meilleur allié du cancer! Comme les inégalités sociales le sont aussi, et c’est pourquoi nul territoire, nul quartier, nul escalier, nul hameau ne doit échapper à la promotion du dépistage. »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Le « lien social » autour du dépistage</span></p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne voyons toujours pas en quoi le dépistage pourrait mettre tout le monde sur le même pied d’égalité à part dans le sens où, que l’on soit riche ou pauvre, on peut se laisser prendre de la même manière aux slogans d’Octobre rose, des revenus élevés n’ayant jamais immunisé qui que ce soit contre les manipulations. Ne soyons toutefois pas mauvaise langue, nos questionnements ont été entendus et certains vont nous donner des pistes sur la nature de ce lien entre dépistage et inégalités sociales. Nous pourrions citer Chantal de Seze, médecin directeur de l’ADECSO, la structure de gestion du dépistage des cancers de l’Oise lors de son intervention au <a href="http://www.comitesdepistagecancers.fr/files/colloque2013_int_coupe.pdf">colloque 2013 des comités féminins pour la prévention et le dépistage des cancers</a><i> : </i>« Mes équipes sont actuellement toutes mobilisées sur le terrain dans le cadre d’Octobre rose. Aujourd’hui, un repas rose est organisé avec 120 personnes précaires.  Le lien social qui se créé autour de la prévention du cancer du sein est extraordinaire. Prévention et dépistage ne font qu’un.» Le « lien social » ainsi créé étant « extraordinaire », on espère que les « personnes précaires », une fois le ventre bien rempli, seront dans de meilleures dispositions pour se laisser convaincre de se faire dépister. <i></i></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Le dépistage du cancer du sein s’est « démocratisé »</span></p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, il existe peut-être un autre lien entre dépistage et réduction des inégalités sociales. Lors de la sortie de <i>No Mammo ?Enquête sur le dépistage du cancer du sein</i><a title="" href="#_ftn4">[1]</a>,  une journaliste de la presse écrite m’avait posé la question : « Alors que le dépistage du sein vient à peine de se démocratiser auprès des femmes, ne risque-t-on pas d&rsquo;envoyer un message brouillon en leur parlant de surdiagnostic? Ce message n&rsquo;est-il pas plus dangereux que le surdiagnostic lui-même? » Ainsi, la mammographie s’est « démocratisée », un peu comme un produit de luxe à présent à la portée de toutes. C’est du moins l’impression que l’on souhaiterait donner et il serait alors stupide de ne pas en profiter. Cependant, dans le contexte du dépistage du cancer du sein, « démocratiser » pourrait bien avoir une autre signification, que nous rappellent Geneviève Barbier et Armand Farrachi dans <i>La société cancérigène : lutte-t-on vraiment contre le cancer ?</i><a title="" href="#_ftn5">[2]</a>: « Pour ce qui ne<i> </i>concerne pas les marchandises (comme l&rsquo;Éducation nationale ou la santé publique), démocratiser, c&rsquo;est tout simplement massifier. »<i></i></p>
<p style="text-align: justify;">Et on ne peut « massifier » sans gratuité. C’est pourquoi la mise en avant de cet « avantage » de la mammographie dans le cadre du dépistage orgaisé laisse perplexe. Il est évident qu’à partir du moment où un dépistage va faire l’objet d’un programme national et, en l’occurrence, être systématisé, il sera gratuit. On ne voit pas comment l’INCa pourrait tenter d’augmenter la participation des femmes au dépistage, déjà pas franchement mirobolante, s’il restait quelque chose à leur charge comme dans le cadre du dépistage individuel. Par contre, les examens complémentaires sont payants et ils sont relativement fréquents. La « mesure égalitaire » s’est vite essoufflée.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">L’argument massue<b><br />
</b></span></p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi alors présenter ainsi cette gratuité inhérente à tout programme national comme un argument en faveur du dépistage ? Et pourquoi aller jusqu’à présenter cette gratuité comme contribuant à la réduction des inégalités sociales ? Plusieurs raisons peuvent être évoquées quant à l’utilisation de cet argument de la gratuité :</p>
<p style="text-align: justify;">- Il semble être là pour faire du volume : la liste des avantages de la mammographie n’étant pas très fournie, on remplit avec ce que l’on peut. Pourquoi ne pas, même si elle est inhérente à tout programme national, mettre alors en avant la gratuité ?</p>
<p style="text-align: justify;">- Il sert plus spécifiquement à botter en touche et ressort à chaque fois, même hors sujet. Un exemple type : l’article «<a href="http://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/cn_bulletin/medecin21_web.pdf"> Le dépistage du cancer du sein : vraiment utile</a> ! » du bulletin d’information de l’Ordre des médecins de janvier/février 2012. On y demande à Agnès Buzyn,  présidente de l’INCa : « Le dépistage organisé du cancer du sein a-t-il un impact sur la mortalité ? » Après avoir répondu sans répondre à la question posée, elle ne peut s’empêcher d’ajouter : « Mais le dépistage organisé présente d’autres avantages : cette mesure égalitaire bénéficie gratuitement à l’ensemble des femmes de 50 à 74 ans. »<i></i></p>
<p style="text-align: justify;">- « mesure égalitaire », « réduction des inégalités sociales », sont des expressions « sésame ». Elles sonnent bien, elles mettent le récepteur ou la réceptrice dans de bonnes dispositions. Leur charge positive est si élevée que le récepteur ne va, la plupart du temps, pas prendre le temps de vérifier si elles sont justifiées dans un tel contexte.</p>
<p style="text-align: justify;">- De telles expressions donnent à peu de frais l’impression que l’État s’occupe vraiment des inégalités sociales. Même si le rattachement du dépistage à ces dernières est relativement tiré par les cheveux, le fait d’associer les deux dans la même phrase est une manœuvre qui fonctionne toujours.</p>
<p style="text-align: justify;">- La gratuité d’une procédure médicale est toujours populaire, mais ne cacherait-elle pas d’autres buts ? La gratuité en appât pour attirer de nouveaux consommateurs est une manœuvre commerciale utilisée depuis fort longtemps. Dans le cas du cancer du sein, la gratuité du premier maillon d’un long parcours de traitement peut remplir la même fonction. Gilbert Welch le confirme dans son ouvrage sur le surdiagnostic :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La création de nouveaux patients et la confection de nouveaux diagnostics profitent à l’ensemble du complexe médico-industriel, comprenant l’industrie pharmaceutique mais aussi les manufacturiers de dispositifs, les fabricants d’appareils diagnostiques, les laboratoires médicaux, les centres de chirurgie, les hôpitaux et même les CHU. Prenons l’exemple du dépistage. Le dépistage peut s’avérer un bon investissement  pour un hôpital, dans le sens où le dépistage peut être offert en vente à un prix inférieur à son coût de production dans l’espoir que cette vente à perte stimulera la consommation future de services profitables. Les marchés d’alimentation font cela constamment. L’idée est simple : en offrant un dépistage à un prix très réduit ou, mieux, gratuitement, les hôpitaux se constituent des bassins de nouvelle clientèle dont ils tireront profit lors des épisodes successifs de soins</em><a title="" href="#_ftn7">[3]</a>. <em>»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Même si les traitements ou surtraitements qui vont suivre sont pris en charge à 100 % par l’assurance maladie, ils vont en effet être une source de revenus significative pour les laboratoires pharmaceutiques et les centres de traitement du cancer. Si nous nous plaçons à présent du point de vue  de la candidate au dépistage, mettre ainsi en avant la gratuité de la procédure de départ frise la tromperie. S’il s’avère qu’un cancer est détecté, y compris s’il rentre dans le cadre du surdiagnostic, en dépit de la prise en charge des traitements, cela va, de toute façon, coûter cher à la cancéreuse. Il suffit d’aller faire un tour sur les blogs des survivantes pour constater les limites de la prise en charge, sans parler de toutes celles qui ont dû arrêter de travailler parce qu’elles ne <i>pouvaient</i> plus.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Les inégalités sociales, parlons-en…<em><b></b></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">« Prendre à bras le corps le problème des inégalités sociales, là réside notre plus puissant levier d’action si nous souhaitons vraiment améliorer la santé des populations, et non pas, comme nous le faisons actuellement, prendre des bien-portants, les dépister, et leur poser des diagnostics dont ils n’ont pas besoin et dont ils ne retireront aucun bénéfice<a title="" href="#_ftn8">[4]</a> » : c’est le constat posé par l’auteur médecin britannique Margaret McCartney. De ce côté-ci de la Manche, Luc Perino confirme : « La plus grosse réserve d’années/qualité de vie se trouve dans la réduction des inégalités sociales<a title="" href="#_ftn9">[5]</a>. » Cela pourrait passer pour des opinions. Ça ne l’est pas. Ces constats se basent sur des études de population. Trois chercheurs en particulier se sont beaucoup penchés sur les liens entre déterminants sociaux et santé. Tous trois sont britanniques. Il s’agit de Michael Marmot, de Richard Wilkinson, et de Kate Pickett, ces deux derniers travaillant en équipe.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Déterminants sociaux et espérance de vie<b></b></span></p>
<p style="text-align: justify;">L’épidémiologiste Michael Marmot a dirigé en 2008 une étude commissionnée par l’OMS sur les liens entre déterminants sociaux et espérance de vie. Il constate : « Notre modèle économique, d’une certaine manière, disait : &laquo;&nbsp;Les inégalités, c’est pas grave !&nbsp;&raquo; Le résultat c’est par exemple qu’à Glasgow, en Écosse, la différence entre l’espérance de vie des plus riches et des plus pauvres était de 28 ans. Pour les hommes, l’espérance de vie dans les quartiers les plus pauvres est de 54 ans, et de 82 ans dans les quartiers les plus riches<a title="" href="#_ftn10">[6]</a>. » Il termine en remarquant que 54 ans d’espérance de vie pour les plus pauvres, c’est huit ans de moins que l’espérance de vie moyenne en Inde, qui est de 62 ans. Le communiqué de presse de l’OMS annonce « <a href="http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2008/pr29/fr/">Les inégalités tuent à grande échelle</a> » et développe : « Ces chiffres n’ont aucune explication biologique. Les différences entre les pays et à l’intérieur même des frontières d’un pays, sont dues à l’environnement social dans lequel les gens naissent, vivent, grandissent, travaillent et vieillissent. » Richard Wilkinson et Kate Pickett parviennent exactement aux mêmes conclusions dans leur ouvrage <i>Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous</i><a title="" href="#_ftn12">[7]</a><i>.</i> Ainsi, il semblerait que ce ne soit pas tant la pauvreté qui tue, que les inégalités.</p>
<p style="text-align: justify;">Nortin Hadler, dans <i>Le</i> <i>dernier des bien-portants</i><a title="" href="#_ftn13">[8]</a>, s’est lui aussi beaucoup penché sur le lien entre statut socio économique (SSE) et longévité. Il met en garde : « Il ne faut pas succomber à l’illusion que le SSE est une simple mesure de la classe de revenus. La longévité<i> </i>dépend davantage de la pauvreté relative qui est la sienne par rapport à ceux qui sont riches dans son écosystème. Plus est grand l’écart entre riches et pauvres (indice Robin des bois) dans les divers états des États-Unis, plus la perte de longévité des pauvres est grande. Cette association entre la disparité des revenus et la longévité est d’ailleurs  perceptible partout dans les pays développés. » Le SSE ne se réduit pas  à la mesure des revenus, explique-t-il, mais « décrit le type de quartier qu’on habite et le contexte dans lequel on gagne sa vie ». Il semble que jusqu’ici, on ait grandement sous-estimé l’impact des lieux et conditions de vie et de travail sur la santé. Hadler consacre un chapitre entier aux « risques pour la santé d’un emploi haïssable » et conclut qu’au total « dans un pays industrialisé et avancé près de 75% des menaces à la longévité sont liées au statut socio-économique (SSE) et à la satisfaction au travail ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, plutôt que de garantir la gratuité d’un dépistage à l’efficacité fort débattue, si les pouvoirs publics souhaitent sincèrement réduire la mortalité, n’auraient-ils pas meilleur compte de reporter leurs efforts sur l’amélioration des conditions de vie et de travail ? Et, plutôt que de s’acharner à rendre la mammographie accessible à toutes, ne serait-il pas préférable de rendre l’information &#8211; objective j’entends &#8211; accessible à toutes ? Ce serait là, véritablement, une mesure égalitaire. « Savoir analyser les messages reçus ou bien rester prisonnier de leurs effets constitue peut-être une des sources principales d’inégalité sociale aujourd’hui », nous confirme Philippe Breton dans <i>La parole manipulée</i><a title="" href="#_ftn14">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">De façon regrettable, réduire cette inégalité-là ne semble pas à l’ordre du jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour conclure, rappelons les propos de Samuel Broder, ancien président du National Cancer Institute des États-Unis : « La pauvreté est un cancérigène. » Et si nous commencions par là ?</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<div></div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="#_ftnref4">[1]</a> Ed. Max Milo, 2011.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="#_ftnref5">[2]</a> Ed. La Martinière, 2004.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="#_ftnref7">[3]</a> <i>Le Surdiagnostic : rendre les gens malades par la poursuite de la santé</i>, Gilbert Welch, Lisa Schwartz, Steven Woloshin, Presses de l’université Laval, 2013.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="#_ftnref8">[4]</a><i> The Patient Paradox: Why Sexed-Up Medicine is Bad for Your Health, </i>Pinter &amp; Martin Ltd., 2012.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="#_ftnref9">[5]</a> <i>Les nouveaux paradoxes de la médecine – La santé, entre science, raison, profit et précaution</i>, Ed. Le pommier, 2012.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="#_ftnref10">[6]</a> Interview du Pr Marmot dans le documentaire « Les nouveaux chiens de garde »</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="#_ftnref12">[7]</a> Ed. Les petits matins, 2013.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="#_ftnref13">[8]</a> <i>Le dernier des bien-portants : comment mettre son bien-être à l’abri des services de santé</i>, Ed. Presses de l’Université Laval, 2009.</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><a title="" href="#_ftnref14">[9]</a> Ed. La Découverte, 2004.</p>
</div>
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		<title>Octobre rose mot à maux, pour une réelle liberté de choix</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Oct 2014 16:15:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rachel Campergue]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Octobre rose mot à maux, pour une réelle liberté de choix Trois années se sont écoulées depuis la publication de No Mammo ? Enquête sur le dépistage du cancer du sein[1]. Beaucoup d’eau est passée sous les ponts, beaucoup études démontrant &#8230; <a href="https://www.expertisecitoyenne.com/2014/10/05/octobre-rose-mot-a-maux-pour-une-reelle-liberte-de-choix/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"><a href="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2014/10/octobrerosesept27rec04.jpg"><img class="alignleft  wp-image-827" style="width: 378px; height: 414px;" alt="octobrerosesept27rec04" src="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2014/10/octobrerosesept27rec04.jpg" width="591" height="428" /></a>Octobre rose mot à maux, pour une réelle liberté de choix</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Trois années se sont écoulées depuis la publication de </span><i><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">No Mammo ? Enquête sur le dépistage du cancer du sein</span><a title="" href="file:///C:/OR/FIN%203/POST/POST%202.doc#_ftn1"><span style="color: #0000ff;">[1]</span></a></i><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">. Beaucoup d’eau est passée sous les ponts, beaucoup études démontrant le peu d’impact de la mammographie sur la mortalité ont été publiées. Néanmoins les slogans d’Octobre rose n’ont rien perdu de leur aplomb et le grand public dans son ensemble est toujours tenu à l’écart du débat en cours dans la communauté scientifique sur la balance bénéfices/risques du dépistage du cancer du sein. Cela s’explique aisément. Pour les statistiques, face à la belle histoire – celle de la survivante dont la vie fut « sauvée » par la mammographie – le combat est perdu d’avance. Le battage médiatique intense l’emportera toujours sur les études du <i>British Medical Journal</i>. <span id="more-818"></span> </span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">           </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">           Il fallait donc trouver un autre angle d’approche, démontrer autrement que par l’analyse des études scientifiques que le message des Octobres roses</span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> était faux, trouver d’autres outils permettant à chacun, mais à surtout à chacune, de déterminer si celui qui parle dit vrai. Comment faire alors lorsque l’on ne possède pas le bagage académique qui permet d’analyser le message lui-même ? Très simple : il suffira de repérer certains signaux révélateurs des intentions de l’émetteur du message. Des signaux qui nous permettront de répondre à la question : cherche-t-on à me manipuler ou non ? S’il y a tentative de manipulation, il y a de fortes chances que l’émetteur ne juge pas son message suffisamment juste et valide pour nous convaincre par des voies normales. L’arme du manipulant, dès qu’elle est reconnue, va se retourner contre lui et en faire un argument en sa défaveur. En d’autres termes, il suffira souvent d’analyser la forme pour avoir une idée du fond.</span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> La forme, autrement dit les mots avec lesquels on s’adresse à nous, candidates au dépistage, lors des Octobres roses.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">            En même temps que la sensibilisation au cancer du sein est apparue une nouvelle langue. Victor Klemperer avait dénoncé la LTI,  <i>Lingua Tertii Imperii</i>, la langue du III<sup><span style="font-size: small;">e</span></sup> Reich</span><a title="" href="file:///C:/OR/FIN%203/POST/POST%202.doc#_ftn2"><span style="color: #0000ff; font-family: Palatino Linotype;">[2]</span></a><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">. Eric Hazan, lui rendant hommage, s’était chargé de la LQR, <i>Lingua Quintae Respublicae</i>, la langue de la V<sup><span style="font-size: small;">e</span></sup> République</span><a title="" href="file:///C:/OR/FIN%203/POST/POST%202.doc#_ftn3"><span style="color: #0000ff; font-family: Palatino Linotype;">[3]</span></a><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">. Nous avons à présent la LOR, <i>Lingua October</i> <i>Rosa</i>, la langue d’Octobre rose. Une langue dans laquelle « informer » signifie « convaincre », « prévenir » signifie « constater » ce que l’on n’a pu, justement, prévenir, et ainsi de suite. La langue d’un nouvel environnement où ceux qui prétendent « faire le point » et « nous éclairer » sur la « polémique » en cours dans le domaine du dépistage sont souvent les moins bien placés pour le faire, où l’éthique est bafouée par ceux-là mêmes qui se réclament d’elle. Un environnement où il faudra toujours vérifier si ceux qui se disent indépendants ne sont pas au contraire pieds et poings liés par des conflits d’intérêts ou d’objectifs, un environnement où la confiance envers ceux qui affirment nous comprendre et agir pour notre bien ne sera plus de mise.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">          « Quand les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté », disait Confucius. Quand les communicants d’Octobre rose emploient les mots à contresens, nous perdons notre liberté de choix. C’est pour que les candidates au dépistage la retrouvent que j’ai écrit <a href="http://www.amazon.fr/Octobre-Rose-mot-maux-libert%C3%A9-ebook/dp/B00O4EUM2O/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1412299493&amp;sr=1-1&amp;keywords=Octobre+rose+mot+%C3%A0+maux"><i>Octobre rose mot à maux- pour une réelle liberté de choix</i></a>. Se faire dépister ou pas ? L’important n’est pas le sens de la décision, mais qu’elle soit prise hors de toute interférence illégitime. Or la manipulation représente par définition une telle interférence. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">               </span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Pour ce deuxième ouvrage, j’ai choisi l’auto édition en utilisant la plateforme Amazon. J’ignore encore ce que cela vaut mais ce ne peut être pire que ma première expérience de l’édition. Tout est expliqué <a href="http://www.expertisecitoyenne.com/2013/12/03/les-coulisses-de-no-mammo-ou-comment-presque-degouter-un-auteur/">ici</a> et <a href="http://www.expertisecitoyenne.com/2014/01/11/resolution-de-lenigme/">là</a>. Je suis membre de deux associations d’auteurs qui sont bien impuissantes devant cette gabegie. Il existe bien entendu des éditeurs qui traitent et rétribuent correctement leurs auteurs, il n&rsquo;empêche qu&rsquo;il existe un certain malaise dans le monde de l’édition classique et que les auteurs ont fort peu de recours. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Palatino Linotype;"><span style="color: #000000;">            Pour revenir à nos moutons, <a href="http://www.amazon.fr/Octobre-Rose-mot-maux-libert%C3%A9-ebook/dp/B00O4EUM2O/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1412299493&amp;sr=1-1&amp;keywords=Octobre+rose+mot+%C3%A0+maux"><i>Octobre rose mot à maux</i> </a>ambitionne de donner &#8211; ou redonner &#8211; le goût du décryptage. La vigilance sur l’emploi qui est fait des mots ne doit pas être une corvée mais un plaisir. En effet, si la campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein est une saison relativement pénible pour les personnes un tant soit peu informées, elle procure toutefois de bons moments lors de la découverte de perles. Il arrive fréquemment, tant du côté des journalistes que de celui des promoteurs du dépistage, que l’on se mélange les pinceaux. Un lapsus par ci, un aveu par là, un excès de zèle pour couronner le tout, et l’affirmation ou le slogan censés nous convaincre se retournent contre l’émetteur du message en le décrédibilisant tout à fait. Ci dessous quelques perles extraites du préambule qui leur est consacré dans <a href="http://www.amazon.fr/Octobre-Rose-mot-maux-libert%C3%A9-ebook/dp/B00O4EUM2O/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1412299493&amp;sr=1-1&amp;keywords=Octobre+rose+mot+%C3%A0+maux"><i>Octobre rose mot à maux- Pour une réelle liberté de choix</i>.</a></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> </span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Le Dr Pierre Cressely de l&rsquo;Adeca 10 (structure de gestion du dépistage des cancers</span><a title="" href="file:///C:/OR/FIN%203/POST/POST%202.doc#_ftn4"><span style="color: #0000ff; font-family: Palatino Linotype;">[4]</span></a><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> de l’Aube) dans l’<a href="http://www.lest-eclair.fr/article/liberation-champagne/octobre-le-mois-des-femmes-de-50-a-74-ans"><i>Est-Eclair </i></a>: </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Palatino Linotype;">« <i>On ne veut pas culpabiliser celles qui ne participent pas au dépistage. Mais il est important de prendre soin de soi tous les deux ans</i></span></span><span style="font-family: Palatino Linotype;"><span style="color: #000000;"><i>.</i> » </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> </span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Et le reste du temps, on se néglige ?</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> </span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">*****</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Le dossier de presse Octobre rose 2011 d’Aisne Preventis (structure de gestion  de l’Aisne) nous met en garde : </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">« <i>Se mobiliser pour le dépistage, c&rsquo;est pour beaucoup risquer d&rsquo;attraper le cancer</i>. »</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Parfois, la mobilisation est dangereuse. </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">***** </span></p>
<p style="text-align: left;">La <a href="http://www.ladepeche.fr/article/2013/12/19/1778509-la-deuxieme-lecture-reduit-le-risque-de-cancer-du-sein.html">Dépêche</a>, le 19 décembre 2013, en titre :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Palatino Linotype;">« <i>La deuxième lecture réduit le risque de cancer du sein</i></span></span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">. » </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> </span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Trop forte, cette deuxième lecture ! </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> </span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">*****</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Palatino Linotype;"><span style="color: #000000;">Europa Donna dans le publi-rédactionnel consacré au dépistage inséré dans le <i>Monde </i>du 19 octobre 2012 nous explique qu’une de ses missions est d’<i>« encourager au dépistage qui sauve des vies, malgré la polémique ». </i></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> </span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Vaillant dépistage, qui doit lutter contre la polémique pour sauver des vies.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">*****</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">La <a href="http://www.ligue-cancer.net/article/9850_et-si-nous-replacions-les-femmes-au-coeur-d-octobre-rose">Ligue contre le cancer </a>s’interroge en octobre 2013 : </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Palatino Linotype;">« <i>Et si nous replacions les femmes au cœur d&rsquo;Octobre rose ?</i></span></span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">» </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> </span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Parce qu’elles n’y étaient pas jusque-là ? Alors, en effet, il serait temps.</span></p>
<p style="text-align: center;">***** <span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Dans la liste des FAQ de l’ADECA 10, la structure de gestion du dépistage des cancers de l’Aube :</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-family: Palatino Linotype;"><span style="color: #000000;">« <i>Question : Á la réception du courrier de l’ADECA 10, que dois-je faire ?</i></span></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-family: Palatino Linotype;"><span style="color: #000000;"><i>Réponse : Prenez directement rendez-vous auprès d’un radiologue agréé (liste des radiologues agréés au dos du courrier d’invitation)</i> »</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Rendez-vous directement au centre d’imagerie médicale le plus proche, ne passez pas par la case réflexion. </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">*****</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Sur le site de l’<a href="http://apremas.org/">Apremas</a> (structure de gestion du dépistage des cancers dans les Alpes-Maritimes et les Alpes de Haute-Provence) :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Palatino Linotype;">« <i>Participer aux campagnes de dépistage du cancer, c’est porter un nouveau regard sur sa santé et exercer un choix, en toute liberté</i></span></span><span style="font-family: Palatino Linotype;"><span style="color: #000000;"><i>.</i> »</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Le choix de participer, en toute liberté…</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">*****</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Un oncologue cité par le publi-rédactionnel consacré au dépistage inséré dans le <i>Monde </i>du 19 octobre 2012 :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> « <i>Nous sommes aujourd’hui confrontés à des patientes qui discutent les traitements, voire y renoncent.</i> »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Bienvenue au XXI<sup><span style="font-size: small;">e</span></sup>  siècle… </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> </span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">*****</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Sur le site de <a href="http://www.odlc.org/quel-interet-mammo.html">l’ODLC Isère</a>, la structure de gestion pour ce département : </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Palatino Linotype;">« <i>Quand on parle de dépistage du cancer du sein, souvent, le mot cancer sonne plus fort que celui de dépistage. Pourtant, aujourd&rsquo;hui, la prévention par dépistage permet d&rsquo;agir avant que la maladie s&rsquo;installe</i></span></span><span style="font-family: Palatino Linotype;"><span style="color: #000000;"><i>.</i> » </span></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Que dépiste-t-on alors si la maladie n’est pas là ?</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">*****</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-family: Palatino Linotype;"><span style="color: #000000;">Sur le même site, même page : </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Palatino Linotype;"><span style="color: #000000;">« <i>Quand il n&rsquo;y a aucun symptôme et qu&rsquo;on se sent en bonne santé, c&rsquo;est le bon moment pour faire de la prévention par dépistage.</i> »  </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Vous êtes en bonne santé ? Tout va trop bien ? L’ennui vous guette ? Pensez au dépistage.</span></p>
<p style="text-align: center;"> <span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">*****</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Le rapport du GRED « Éthique et dépistage organisé du cancer du sein en France », à la page 13 : </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">« <i>L’information du patient ne saurait donc reposer uniquement sur l’exposé de résultats scientifiques.</i> » </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Aucun risque. Il faudrait pour commencer que cette information repose un tant soit peu sur « l’exposé de résultats scientifiques ».</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> </span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">*****</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Le dossier de presse Octobre rose 2013  de l’INCa constate :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">« <i>Les femmes interrogées n’évoquent pas spontanément le risque de surdiagnostic</i> »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Il est vrai qu’on ne leur en a pas « spontanément » parlé.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> </span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">*****</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Communication de <a href="http://www.institutpaolicalmettes.fr/linstitut/espace-presse/campagnes-dinformation/octobre-rose/">l’Institut Paoli Calmettes </a>(IPC) de Marseille :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Palatino Linotype;">« <i>En matière de surdiagnostic, il faut redoubler de vigilance sur la manière de communiquer auprès des femmes afin de ne pas risquer de diminuer leur participation, pourtant déterminante, dans l’efficacité des programmes. Il faut éclairer leur choix par une information juste, honnête et compréhensible</i></span></span><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Une information « honnête » mais qui ne doit pas « risquer de diminuer leur participation » : si l’IPC sait comment procéder pour y parvenir, qu’il communique la recette.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">*****</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Palatino Linotype;">La <a href="http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/16/1490742-cancer-du-sein-prevenir-pour-mieux-guerir.htm"><i>Dépêche</i></a> du 16 novembre2012 titre : <i>« Cancer du sein : prévenir pour mieux guérir</i></span></span><i><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> »</span></i></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">Nous avions « Mieux vaut prévenir que guérir », voici « Prévenir pour mieux guérir ». Qu’a-t-on prévenu s’il y a quelque chose à guérir ?</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">*****</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;">            Ainsi s’achève notre tour d’horizon des perles de campagne. Mieux vaut en rire. D’abord parce que le rire est le premier pas vers la lucidité, et ensuite parce que nous ne nous moquons pas assez. Le dicton « Plus c’est gros, mieux ça passe » ne doit plus être une fatalité. Faisons en sorte que le « gros » ne passe plus sans que son ridicule ne soit exposé en place publique. Bon décryptage.</span></p>
<div style="text-align: justify;"><br clear="all" /></p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div><a title="" href="file:///C:/OR/FIN%203/POST/POST%202.doc#_ftnref1"><span style="color: #0000ff;">[1]</span></a><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> Ed. Max Milo, 2011.</span></div>
<div><a title="" href="file:///C:/OR/FIN%203/POST/POST%202.doc#_ftnref2"><span style="color: #0000ff;">[2]</span></a><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> <i>LTI, la langue du IIIeme Reich</i>, Victor Klemperer, Ed. Pocket, 2003</span></div>
<div><a title="" href="file:///C:/OR/FIN%203/POST/POST%202.doc#_ftnref3"><span style="color: #0000ff;">[3]</span></a><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> <i>LQR, la propagande du quotidien</i>, Eric Hazan, Ed. Liber, 2006</span></div>
<div><a title="" href="file:///C:/OR/FIN%203/POST/POST%202.doc#_ftnref4"><span style="color: #0000ff;">[4]</span></a><span style="color: #000000; font-family: Palatino Linotype;"> Les structures de gestion du dépistage des cancers (SG) sont chargées de l’application des programmes de dépistage des cancers au niveau départemental. </span></div>
<div></div>
</div>
<pre></pre>
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		<title>Les risques de l&#8217;instrumentalisation des people</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 16:15:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rachel Campergue]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[instrumentalisation]]></category>
		<category><![CDATA[octobre rose]]></category>
		<category><![CDATA[people]]></category>
		<category><![CDATA[Publicité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Dans la pub classique : Risques : Un savon en plus &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; Dans le cadre d&#8217;Octobre rose : Risques : Un sein en moins &#160;</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;">Dans la pub classique</span> :</p>
<p><a href="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2013/04/Lux-savon-des-stars.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-499" title="Lux savon des stars" src="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2013/04/Lux-savon-des-stars.jpg" alt="" width="400" height="323" /></a>Risques :</p>
<p>Un savon en plus</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Dans le cadre d&rsquo;Octobre rose</span> :</p>
<p><a href="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2013/04/faites-comme-moi-depistage-sein-LaTeam-417x565.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-500" title="faites-comme-moi-depistage-sein-LaTeam-417x565" src="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2013/04/faites-comme-moi-depistage-sein-LaTeam-417x565.jpg" alt="" width="417" height="565" /></a>Risques :</p>
<p>Un sein en moins</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>&#171;&#160;Eclairez les dupes&#160;&#187; en live (1/2)</title>
		<link>https://www.expertisecitoyenne.com/2013/03/12/eclairez-les-dupes-en-live-12/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 06:19:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rachel Campergue]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[mammographie]]></category>
		<category><![CDATA[octobre rose]]></category>
		<category><![CDATA[paternalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Propagande]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie sociale]]></category>
		<category><![CDATA[technique de persuasion]]></category>

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		<description><![CDATA[<p> L&#8217;Equitable café en début de soirée&#8230; Ci-dessous, la première partie des extraits audio de la conférence-débat donnée à l&#8217;Equitable Café à Marseille le 20 février dernier (voir post précédent) sur l&#8217;utilisation des techniques de persuasion dans le cadre d&#8217;Octobre rose. &#8230; <a href="https://www.expertisecitoyenne.com/2013/03/12/eclairez-les-dupes-en-live-12/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2013/03/045-red4.jpg"><img class="alignleft size-large wp-image-480" title="045 red" src="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2013/03/045-red4-1024x584.jpg" alt="" width="640" height="365" /></a> <em>L&rsquo;Equitable café en début de soirée&#8230;</em></p>
<p>Ci-dessous, la première partie des extraits audio de la conférence-débat donnée à l&rsquo;Equitable Café à Marseille le 20 février dernier (voir post précédent) sur l&rsquo;utilisation des techniques de persuasion dans le cadre d&rsquo;Octobre rose. En d&rsquo;autres termes, le dépistage du cancer du sein vu sous l&rsquo;angle de la psychologie sociale.</p>
<p>Nous sommes dans un café, d&rsquo;où un certain bruit de fond. Peu importe: c&rsquo;est tout simplement vivant. Ces extraits audio sont illustrés par les photos <a href="http://www.annesono.com">d&rsquo;Anne Sono</a>, réalisatrice et photographe berlinoise. Un grand merci à elle.</p>
<p><span id="more-437"></span></p>
<p>1/ Pourquoi <em>No Mammo?</em> A cause d&rsquo;un roman-photo&#8230;<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/7-sqB0mk8zg?rel=0" frameborder="0" width="510" height="287"></iframe></p>
<p>2/ Présentation des grands axes de la conférence<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/_3XiZw3X2SY?rel=0" frameborder="0" width="510" height="287"></iframe></p>
<p>3/ Nos faiblesses<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/QhmLVETqnjQ?rel=0" frameborder="0" width="510" height="287"></iframe></p>
<p>4/ Le pseudo-sondage indicateur de la conduite à tenir<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/8sRWoQgojL4?rel=0" frameborder="0" width="510" height="287"></iframe></p>
<p>5/ <em>&laquo;&nbsp;Parlez-en aux femmes que vous aimez&nbsp;&raquo;</em> : le recyclage de la méthode Tuperware<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/yYoYrx2iVTc?rel=0" frameborder="0" width="510" height="287"></iframe></p>
<p>6/ L&rsquo;appel à l&rsquo;autorité<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/CPF0VZF1mlM?rel=0" frameborder="0" width="510" height="287"></iframe></p>
<p>La suite ASAP <img src="https://www.expertisecitoyenne.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Octobre rose fait son entrée officielle dans le monde de la pub</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Oct 2012 16:27:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rachel Campergue]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[mammographie]]></category>
		<category><![CDATA[Marisol Touraine]]></category>
		<category><![CDATA[octobre rose]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Lorsque l’on nous faisait la leçon « faire une mammographie de dépistage tous les deux ans, c’est important », que nous entendions « dépisté tôt, un cancer guérit dans 9 cas sur 10 » (alors que le surdiagnostic invalide cette statistique) ou encore que le dépistage, &#8230; <a href="https://www.expertisecitoyenne.com/2012/10/22/octobre-rose-fait-son-entree-officielle-dans-le-monde-de-la-pub/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center"><a href="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2012/10/ad11.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-374" title="ad1" src="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2012/10/ad11.jpg" alt="" width="432" height="294" /></a>Lorsque l’on nous faisait la leçon « faire une mammographie de dépistage tous les deux ans, c’est important », que nous entendions « dépisté tôt, un cancer guérit dans 9 cas sur 10 » (alors que le surdiagnostic invalide cette statistique) ou encore que le dépistage, il n’y avait vraiment aucune raison de ne pas y aller parce que c’était « simple » et surtout « gratuit », on se doutait bien que c’était de la pub. En d’autres termes, que lorsque l’on prétendait nous informer, il s’agissait avant tout de nous convaincre, mais là, c’est officiel, déclaré, affiché sans pudeur dans <em>Le Monde</em> de vendredi dernier. La preuve est là, miraculeusement servie sur un plateau : dans le cadre du dépistage du cancer du sein, « sensibilisation » est synonyme de « pub ».<span id="more-371"></span></p>
<p><em>Le Monde</em> n’y est pour rien, il dégage d’ailleurs prudemment sa responsabilité : « la rédaction du quotidien <em>Le Monde</em> n’a pas participé à la rédaction de ce publi-rédactionnel », peut-on lire tout en bas de ces deux pleines pages de louanges dithyrambiques du dépistage du cancer du sein par mammographie (consultables <a href="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2012/10/Ruban-rose_Dépistage_Le-Monde_19-X-2012_a2.pdf">ici</a> et <a href="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2012/10/Ruban-rose_Dépistage_Le-Monde_19-X-2012_b.pdf">là</a>).<strong> </strong>Avec ce publi-rédactionnel (pour les néophytes, « communiqué » ou « publi-rédactionnel » signifie « pub »), l’église de dépistologie avoue que les choses vont mal : la foi vacille, les fidèles se font rares. Le prêche classique ne suffit plus : aux grands maux les grands remèdes, même bassement matérialistes. Dieu pardonnera : c’est pour la bonne cause.</p>
<p>Si on y regarde d’un peu plus près, il est vrai qu’une campagne de santé publique, quelle qu’elle soit, au fond qu’est-ce sinon de la pub ? On incite les gens à faire quelque chose (pour leur bien suppose-t-on) mais du moins, dans ce cas, les formes sont  respectées. Cependant, avec ce « communiqué » de deux pages dans un des quotidiens nationaux les plus lus (qui a payé et combien ?), le lobby du dépistage tombe le masque, littéralement, et franchi la ligne rouge, le Rubicond, tout ce qu’on veut.</p>
<p>Et quel aveu ! C’est tellement maladroit que l’on se sent embarrassé par procuration. Le message envoyé est un message de faiblesse : « Nous ne trouvons plus de journalistes dans la presse nationale assez coopératifs pour parler du dépistage du cancer du sein sans faire allusion au débat en cours. Si l’on veut que notre discours passe sans être contré, nous en sommes réduits à nous payer des pages de pub. » Les conditions qui ont entouré ce choix d’une pub officielle  &#8211; panique ou autres – restent inconnues mais il n’est peut-être pas des plus judicieux, car du coup, il décrédibilise de fait les « arguments » présentés qui se révèlent dès lors pour ce qu’ils sont : de la propagande, de la promotion, de la pub. Et on ne discute pas une pub. On sait à quoi s’en tenir, c’est de la pub, c’est tout.</p>
<p>En conséquence, que l’INCa en soit encore à demander aux femmes de quand date leur dernière mammo alors que la tendance actuelle est plutôt à se demander si mammo il doit y avoir pour commencer, est tout à fait excusable puisqu’un des ces domaines d’intervention est de « contribuer à la mise en œuvre des politiques de dépistage ». D’autre part, l’impact des campagnes d’information auprès de la population fait partie des indicateurs inclus dans son contrat d’objectifs et de performance, et cet indicateur est calculé par la &laquo;&nbsp;part des personnes interrogées déclarant que la campagne les incite à se faire dépister<a title="" href="#_ftn1">[1]</a>&laquo;&nbsp;. Il est donc compréhensible que l’INCa ait les yeux rivés sur les taux de participation plutôt que sur la réelle efficacité du dépistage. De même, que les laboratoires pharmaceutiques (Roche et Amgen y vont de leur bafouille dans ce communiqué) fassent de même, rien à dire : c’est aussi de bonne guerre. Ce sont des sociétés commerciales cotées en bourse avec des actionnaires à satisfaire. Mais de la part du Ministre des Affaires sociales et de la Santé, on s’attendait tout de même à un peu plus de réserve et de hauteur…Oui, parce que nous avons gardé le meilleur pour la fin : Marisol Touraine prête son nom et  sa fonction à cette opération de publicité non déguisée.</p>
<p>Bad move, comme diraient les Anglo-Saxons. Mais que font donc les consultants en communication du ministère ? Jouer le rôle de femme sandwich pour l’INCa aussi ouvertement est maladroit, c’est le moins qu’on puisse dire, et les réactions ne se sont pas fait attendre. Ça blogue (<a href="http://martinebronner.blogvie.com/ma-ministre-veille-pour-moi/">ici</a>), ça twitte : ça ne passe pas. Un ministre de la Santé est censé se placer en tant qu’arbitre, et non porter les couleurs d’une équipe.</p>
<p>Cela étant dit, il n’est peut-être pas justifié d’en faire tout un plat : il ne s’agit que de la confirmation de quelque chose dont nous nous doutions depuis qu’Octobre rose existe et il serait stupide de gâcher ces belles journées d’arrière-saison en accordant trop d’importance à un excès de zèle publicitaire. Nous mettrons donc cela sur le compte de mauvais conseillers parce qu’au fond, Marisol, on t’aime bien, et on veut y croire encore. Mais après le coup du « Sunshine act à la française » vidé de sa substance avec un seuil de déclaration des « petits cadeaux » de l’industrie relevé à 60 € &#8211; « un permis de corruption », juge Irène Frachon, et on ne peut guère lui donner tort – et à présent cette apparition dans une pub pour une procédure sujette à débat aux côtés des laboratoires pharmaceutiques Roche et Amgen, il faudrait songer à redresser la barre, sinon on va vraiment finir par se demander pour qui tu bosses.</p>
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<p><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a> Contrat d’objectifs et de performance entre l’Etat et l’INCa pour la période 2011-2014, p 28.</p>
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<p><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a> Contrat d’objectifs et de performance entre l’Etat et l’INCa pour la période 2011-2014, p 28.</p>
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		<title>Sortir du politiquement correct&#8230; et du rose</title>
		<link>https://www.expertisecitoyenne.com/2012/10/12/sortir-du-politiquement-correct-et-du-rose/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Oct 2012 20:23:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rachel Campergue]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[droit d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Martine Bronner]]></category>
		<category><![CDATA[octobre rose]]></category>
		<category><![CDATA[survivante]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le 4 octobre dernier a eu lieu la cérémonie de remise du prix du meilleur livre médical de l&#8217;année par la revue médicale Prescrire, prix suivi d&#8217;un débat dont le thème cette année était « Trop dépister nuit-il à la santé ? L’exemple du cancer &#8230; <a href="https://www.expertisecitoyenne.com/2012/10/12/sortir-du-politiquement-correct-et-du-rose/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center"><a href="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2012/10/palettesmall.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-335" title="palettesmall" src="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2012/10/palettesmall.jpg" alt="" width="322" height="241" /></a>Le 4 octobre dernier a eu lieu la cérémonie de remise du prix du meilleur livre médical de l&rsquo;année par la revue médicale <em>Prescrire</em>, prix suivi d&rsquo;un débat dont le thème cette année était « Trop dépister nuit-il à la santé ? L’exemple du cancer du sein ». C&rsquo;est à cette occasion que j&rsquo;ai rencontré Martine Bronner. Elle m’a abordée : « Bonjour, Je suis une ex-patiente… » Rien, absolument rien dans mon expression ne change (je continue à sourire bêtement), et pourtant, à l’intérieur, au mot « patiente » &#8211; entendez survivante du cancer du sein -, c’est le branle-bas de combat. Les sirènes sont enclenchées, l’état d’urgence décrété, le gilet pare balle enfilé en un temps record, la fonction  « vigilance » réglée au maximum : j’attends la suite et l’attaque qui ne saurait tarder. C’est devenu un réflexe pavlovien vu que ce qui suit, la plupart du temps, c&rsquo;est la kalachnikov.<span id="more-333"></span></p>
<p style="text-align: left;" align="center">Mais en fait de kalachnikov, Martine Bronner sourit «… et je voulais vous dire merci ». Celle-là, je ne l’ai pas vu venir. J’ai bien cru que j’allais me liquéfier, là, sans pudeur, devant tout le monde, sur le carrelage de la salle de réunion de <em>Prescrire</em>. Il faut comprendre aussi : pas vraiment l’habitude. Une survivante a écrit un jour : « je serais bien contente le jour où ce sera votre tour… ». Que cette dame ne désespère pas : ça peut encore arriver. Je la préviendrais au cas où: si ça peut faire plaisir à quelqu’un après tout… Alors forcément, après ce genre d’amabilités, on est sur ses gardes, c’est humain. Tout ça pour dire que, devant Martine Bronner, je me suis sentie ridicule &#8211; pour ne pas dire autre chose &#8211; avec mon battle-dress et mon gilet pare-balle. Vite, je range tout cet attirail militaire dans mon dos le plus discrètement possible et je lui souris, franchement cette fois.</p>
<p>Et alors nous avons accompli quelque chose de très banal, mais qui pourtant paraît extraordinaire dans le climat d’exacerbation des passions qui prévaut dans la « lutte contre le cancer du sein » : nous avons échangé nos impressions de part et d’autre de l’annonce fatidique. Essayez, juste pour voir, en tant que non-encore-diagnostiquée, de faire part à  une femme qui a traversé un cancer du sein de vos réflexions sur la place prépondérante des slogans au détriment de l’information véritable lors d’Octobre rose : il y a de grandes chances que vous vous entendiez répondre «  Oui, mais toi, tu ne sais pas ce que c’est que d’avoir un cancer du sein, <em>tu ne peux pas comprendre</em>. » Effectivement, je n’ai pas de cancer – du moins pas encore -, je m’en excuse bien platement. Mais que répondre à une telle objection? Faut-il que je me fasse inoculer des cellules cancéreuses à l’endroit approprié pour acquérir le droit de refuser que les campagnes de santé publique dédiées à un cancer qui nous menace toutes nous prennent pour des gourdes ? En règle générale, je n’ai jamais compris cette propension que nous avons dans notre société &#8211; qui se veut altruiste et prévoyante-, à ne découvrir l’existence d’un problème que le jour où ça nous tombe dessus.</p>
<p>De la sorte, d’un simple coup de « <em>Tu ne peux pas comprendre </em>», certaines survivantes mettent un terme brutal à toute tentative de dialogue. Très constructif. J’ignore si en restant murées ainsi dans nos ghettos respectifs les choses avanceront, mais ce qui est certain, c’est qu’il en est &#8211; les adhérents à la secte des « encatégoriseurs intéressés » pour ne pas les nommer &#8211;  qui se frottent les mains.</p>
<p>Pour en revenir à Martine Bronner, nous avons accroché d’emblée, soudées par notre refus de rentrer dans le rôle qu’il aurait été politiquement correct de jouer – et avec le sourire SVP &#8211;  compte tenu de nos statuts respectifs. En dépit d’une intense incitation au dépistage par mammographie, tant individuelle (de la part des gynécos) que collective (de la part des campagnes), j’avais refusé de m’y soumettre, n’étant pas follement convaincue de son efficacité non pas dans son aptitude à détecter des cancers (ça il le fait superbien), mais à sau<em>ver des vies</em>. Et Martine Bronner, ayant traversé un cancer du sein, s’était refusée à prêter allégeance à Octobre rose, ce qui lui valut tout de go de se sentir considérée par nombre de ses consœurs comme une ingrate « crachant dans la soupe ». En d’autres termes, nous refusions le mot d’ordre « un statut = une pensée ». Nous souhaitions disposer &#8211; soyons folles &#8211; de toute la diversité des opinions possibles, d’une palette de couleurs infinies afin d’oublier un peu ce rose infantilisant, anesthésiant, omniprésent. Ce rose uni et unique comme la pensée qui va avec. Nous demandions, si ce n’était pas trop, le droit de nous poser des questions sans être étiquetées, au pire de criminelles, au mieux de gentiment dérangées.</p>
<p>Pourtant, se poser des questions n’a jamais tué personne. Les idées fausses, si.</p>
<p>Martine Bronner tient un blog (<a href="http://martinebronner.blogvie.com/emotion-et-depistage-du-cancer-du-sein-2/">ici</a>). Elle a d’autre part été invitée à s’exprimer en tant que patiente lors du VIe Congrès de la médecine générale en juin dernier à Nice. Un regard lucide de l’intérieur sur l’« après » et Octobre rose :</p>
<p><span class='embed-youtube' style='text-align:center; display: block;'><iframe class='youtube-player' type='text/html' width='560' height='345' src='https://www.youtube.com/embed/hVP2adERtP4?version=3&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;wmode=transparent' frameborder='0'></iframe></span></p>
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		<title>Le cancer du sein, parlons-en!</title>
		<link>https://www.expertisecitoyenne.com/2011/11/30/le-cancer-du-sein-parlons-en/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 15:24:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rachel Campergue]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[La pub qui ne dit pas son nom]]></category>
		<category><![CDATA[dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[mammographie]]></category>
		<category><![CDATA[octobre rose]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité]]></category>
		<category><![CDATA[slogan]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le fait est qu’on ne parle pratiquement plus que de ça, en particulier lors des Octobres roses, reste à savoir de quelle façon… « De tous les cancers, celui du sein produit le bruit le plus élevé dans les médias, confirme &#8230; <a href="https://www.expertisecitoyenne.com/2011/11/30/le-cancer-du-sein-parlons-en/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.67ansapresledroitdevote.com/wp-content/uploads/2011/11/Aff_Sein_30_40_2011HD1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-82" title="Aff_Sein_30_40_2011HD" src="http://www.67ansapresledroitdevote.com/wp-content/uploads/2011/11/Aff_Sein_30_40_2011HD1-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
<p>Le fait est qu’on ne parle pratiquement plus que de ça, en particulier lors des Octobres roses, reste à savoir de quelle façon…</p>
<p>« De tous les cancers, celui du sein produit le bruit le plus élevé dans les médias, confirme le Dr Dominique Gros […] il sécrète lui-même les éléments de sa propre médiatisation. » C’est incontestable, parmi les maladies, le cancer du sein fait figure de star. D’ailleurs ce sont les stars qui en parlent le mieux en joignant joliment le geste à la parole en enlevant le haut pour nous inciter à passer nos mammographies. Les mauvaises langues ne se priveront pas de regretter que l’on assiste à une <em>peopolisation </em>et une banalisation de ce qui reste avant tout une maladie grave, mais puisque c’est pour la bonne cause&#8230;<span id="more-80"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On nous en parle donc, et de tout bord. Les personnes qui nous aiment nous en parlent puisqu’on le leur demande. Du côté des pouvoirs publics, on nous en parle aussi par experts en communication interposés. Mieux : on alerte, on tire la sonnette d’alarme : « Les françaises ne se font pas assez dépister ! » Convaincre les réticentes devient une priorité si l’on veut atteindre le chiffre de 70 % de participation au dépistage organisé qui semble constituer un objectif autrement plus important que de s’interroger sur le bien-fondé du dépistage en premier lieu. Tous les moyens sont bons, sans négliger les plus efficaces pour court-circuiter la raison et jouer sur l’affectif : les moyens humains… imparables à défaut d’être élégants : faire passer le message de l’intérêt d’une détection précoce est tout ce qui compte. On relance, on martèle, on sensibilise, on touche une fibre sensible par ci, on cajole par là, on témoigne, on mobilise, on recrute. Des animateurs télé à la collègue de bureau, du mari à la bonne copine, de la fille à la concierge de l’immeuble, personne n’est exempt du devoir de sensibilisation. Difficile de résister sans culpabiliser à ce déluge de bonnes intentions, d’autant plus qu’il provient de personnes « qui nous aiment » et que nous blesserions si nous refusions leurs conseils.</p>
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<p>Une question lancinante parvient tout de même à percer le bruit de ce concert de voix doucereuses savamment orchestré : informe-t- on vraiment ? A première vue, il serait aisé de le penser que oui tant on parle du dépistage − au cas où vous ne l’auriez pas encore remarqué, on ne parle de cancer du sein qu’en termes de dépistage − : comment ne pas « être au courant » ? Mais au courant de quoi ? Des conclusions des études scientifiques indépendantes sur le sujet ? Du débat qui agite la communauté scientifique depuis plusieurs années concernant la balance bénéfices/risques de la mammographie de dépistage ? Bizarrement, pas tant que ça. En dépit de tous ces efforts de communication, il semblerait que l’on parle avec incontestablement moins d’empressement des limites et des risques de la procédure que de ses bénéfices. Conséquence inévitable : l’information reçue n’est pas équilibrée, condition pourtant indispensable à un choix réellement éclairé. L’ancien directeur du monde diplomatique nous avait pourtant prévenues : « Surmédiatisation n’est pas toujours synonyme de bonne information<a title="" href="http://www.67ansapresledroitdevote.com/wp-admin/post-new.php#_ftn1">[1]</a>. » Se pourrait-il alors que l&rsquo;« on en arrive à ce paradoxe que, plus on communique, moins on informe, donc plus on désinforme<a title="" href="http://www.67ansapresledroitdevote.com/wp-admin/post-new.php#_ftn2">[2]</a>. »</p>
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<p>Pourtant, à première vue, « parler » et « informer » ne semblent pas incompatibles. Tout dépend en fait du contexte… et de qui en parle. « Parlez-en aux femmes que vous aimez. », nous enjoint-on. Nulle perspicacité n’est requise pour comprendre que dans le contexte où il nous est demandé de le faire il s’agit avant tout de rappeler « aux femmes que l’on aime » qu’il serait bon qu’elles se soumettent au dépistage, et ce en leur récitant plus ou moins fidèlement les arguments des campagnes de sensibilisation. Mais de quel droit pouvons-nous inciter ces femmes à se faire dépister sans être soi-même informé ?</p>
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<p>Supposons que j’aie dans mon entourage une amie dans la cinquantaine que les chants des sirènes des Octobres roses ont jusque-là laissée de marbre. Pensant bien faire, je parviens à la convaincre de passer une mammographie, or voilà que cette mammographie − que l’on nous présente comme un geste simple, facile, et qui plus est, gratuit − va changer sa vie à jamais : elle révèle une suspicion de cancer que les examens complémentaires confirment. Le diagnostic est posé, le traitement enclenché. Il y bascule irrémédiable dans un autre monde où l’on en vient à regretter les « petits » problèmes de sa vie d’avant. Un monde où l’insouciance, paradoxalement, se travaille et se reconquiert à force de conscience. Avant, il y avait une femme. Après, il y a une cancéreuse, qui va devoir lutter pour être femme à nouveau. « Heureusement que nous l’avons détecté à temps », jubile pourtant son radiologue. « Docteur, vous m’avez sauvé la vie ! » le remercie l’intéressée. Dans ces effusions, elle ne m’oublie pas : « Heureusement que tu m’as convaincue ! » Je réponds humblement que je n’ai fait que mon devoir en lui conseillant d’aller passer une mammographie. Au fond de moi, je n’en pense pas moins : malgré la chirurgie, la radiothérapie et le traitement médicamenteux par lesquels doit à présent passer mon amie, je ne suis pas loin de penser que grâce à moi, on lui a détecté un cancer à un stade précoce qui autrement aurait été mortel. Clap de fin de la belle histoire, l’officielle, celle imprimée sur papier glacé, l’aimée des Octobres roses.</p>
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<p>Pourtant, au sortir du plateau de tournage <em>d’Alice in Wonderland</em>, rien n’est aussi rose, ni aussi simple : d’autres scénarios sont possibles, tout aussi plausibles. Le premier de la liste : il se pourrait que mon amie ait échappée à un décès par cancer du sein, mais que la radiothérapie entraîne chez elle une insuffisance cardiaque qui se révèlera fatale. Le décès est alors imputable au traitement du cancer. Deuxième scénario : son cancer fait partie de ces cancers dormants, non destinés à évoluer. Autrement dit, il serait passé totalement inaperçu s’il n’y avait eu le dépistage pour le révéler. Conséquence : la chirurgie, la radiothérapie, les effets secondaires du traitement médicamenteux, le stress, et une étiquette de cancéreuse collée à vie, tout cela pour rien. La mammographie dans ce cas ne lui aurait aucunement sauvé la vie, mais au contraire gâché. Nous réalisons brutalement à quel point le fait d’« en parler »  aux femmes de notre entourage représente une écrasante responsabilité.</p>
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<p>Responsabilité que les plus éminents chercheurs dans ce domaine ne se risquent pas à prendre, et pour cause, sur la base des informations que l’on peut supposer plus étoffées que celles dont disposent ceux et celles que l’on charge d’en parler aux femmes qu’ils aiment.</p>
<p>Pour illustration, la conclusion de la méta-analyse de 2009 effectuée par les chercheurs Peter Gotzsche et Margrethe Nielsen de l’Institut Cochrane nordique<a title="" href="http://www.67ansapresledroitdevote.com/wp-admin/post-new.php#_ftn3">[3]</a>, lui-même rattaché à la Collaboration Cochrane, institution indépendante réputée pour le sérieux de ses méta-analyses évaluant les procédures médicales. Les chercheurs ont passé au crible 11 essais sur la mammographie de dépistage : il en résulte 73 pages, dont 15 de références scientifiques. Ces gens-là savent <em>a priori</em> de quoi ils parlent : s’il en est qui seraient en droit de formuler un conseil avisé, ce sont bien ces gens là. Or, que conseillent-ils aux femmes ? De se faire dépister ? Non. De ne pas se faire dépister ? Pas davantage. La conclusion de leur opus tient en une seule et unique phrase : « Le dépistage par mammographie présente des bienfaits et des dommages et ce devrait être à la patiente elle-même de peser le pour et le contre. » La seule attitude défendable d’un point de vue éthique et moral pour ces experts est de laisser la décision entre les mains des femmes. À méditer…</p>
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<p>On jette trop souvent l’anathème sur ceux et celles qui réclament qu’une information loyale soit délivrée aux femmes sous le prétexte qu’ils risquent de dissuader certaines d’entre elles de se soumettre au dépistage. Il est certain que lorsqu’une candidate au dépistage prend connaissance des conclusions de l’Institut Cochrane nordique, elle risque de réfléchir à deux fois avant de décrocher son téléphone pour prendre rendez-vous au centre d’imagerie médicale le plus proche. Mais elle aura pris sa décision <em>à cause de l’information</em> qu’elle a en main, et non à cause des lanceurs d’alerte qui réclament la disponibilité de cette information pour les premières intéressées. Nuance. Qualifier ces lanceurs d’alerte d’assassins au vu du fait que certaines déclineront le dépistage (qui est censé dans les slogans pro-dépistage leur « sauver la vie ») revient à laisser entendre que les femmes sont incapables de prendre une décision en se basant sur les faits et n’ont aucun libre arbitre, traduction d’un paternalisme que l’on pensait mort et enterré. Priver les femmes d’une information équilibrée constitue une responsabilité imprenable d’un point de vue éthique. Leur donner tous les éléments nécessaires à un choix informé et leur laisser la pleine et entière responsabilité de leur décision représente, de fait, la seule option possible.</p>
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<p>Ce petit rappel d’une responsabilité bien comprise n’avait d’autre but que celui de souligner à quel point être bien informées dans ce domaine aussi médiatisé et sujet aux passions que le dépistage du cancer du sein, est capital, pour ne pas dire vital. « En parler » <em>au sens où on l’entend</em> dans le contexte des campagnes de sensibilisation au dépistage est tout à fait insuffisant… et peut même s’avérer dangereux.</p>
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<p>En effet, si  le ruban rose − emblème omniprésent de ces campagnes − reste un objet, le dépistage du cancer du sein par mammographie dont il symbolise la promotion, est quant à lui une procédure médicale, il s’agirait de ne pas l’oublier. Son acceptation est en conséquence soumise au principe du consentement éclairé, réaffirmé par la loi du 4 mars 2002, dite loi Kouchner. Dans le chapitre concernant l’information des usagers du système de santé et l’expression de leur volonté, art L. 1111-4, il est dit : <em>« Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. »</em> Eclairé, cela signifie informé. Le Code de déontologie médicale le précise d’ailleurs : &laquo;&nbsp;Le médecin doit à la personne qu&rsquo;il examine, qu&rsquo;il soigne ou qu&rsquo;il conseille, une information loyale, claire et appropriée sur son état, les investigations et les soins qu&rsquo;il lui propose (art. 35).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« En parler » prend immédiatement une autre dimension : l’affaire est bigrement sérieuse. Nous allons peut-être devoir en parler de façon plus objective, moins promotionnelle, en un mot : différemment. « Si on parlait du cancer du sein sans vouloir faire peur ni entretenir des illusions ? Si on en parlait sans infantiliser ni culpabiliser ? Si on sortait du prêt-à-penser, des discours tout faits et de la langue de bois ? », suggère Dominique Gros. Et d’ailleurs, qui serait habilité à en parler ? Les people « qui en montrant ses seins ont sauvé leur vie » ? Les animateurs télé ? Pourquoi pas après tout, mais avec une condition pré-requise : qu’ils aient pris connaissance des conclusions des chercheurs de l’Institut Cochrane nordique afin d’assumer, en toute connaissance de cause, la responsabilité de décider en lieu et place de la candidate au dépistage, de ce qui est le mieux pour elle.</p>
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<p>Oui, décidément, entre « en parler » et informer, il y a un monde…</p>
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<p><a title="" href="http://www.67ansapresledroitdevote.com/wp-admin/post-new.php#_ftnref1">[1]</a> Ignacio Ramonet, <em>La tyrannie de la communication</em>, Paris, Gallimard, 2001</p>
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<p><a title="" href="http://www.67ansapresledroitdevote.com/wp-admin/post-new.php#_ftnref2">[2]</a> Bernard Langlois, « Plus on communique, moins on informe » in Collectif, « Guerres et télévision. », cité par Ignacio Ramonet.</p>
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<p><a title="" href="http://www.67ansapresledroitdevote.com/wp-admin/post-new.php#_ftnref3">[3]</a> P. Gotzsche, M. Nielsen « Screening for breast cancer with mammography (Review) » (2009)</p>
<p>www.cochrane.dk : screening for breast cancer with mammography (doc pdf)</p>
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		<title>L&#8217;info sans les petits rubans</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 12:35:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rachel Campergue]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Mise au point]]></category>
		<category><![CDATA[dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[genres]]></category>
		<category><![CDATA[information]]></category>
		<category><![CDATA[mammographie]]></category>
		<category><![CDATA[octobre rose]]></category>
		<category><![CDATA[paternalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>« Bien informées, les femmes sont des citoyennes ; mal informées, elles deviennent des sujets[1] » &#160; Pourquoi ce nom de blog aux incontestables accents féministes ? Pour plusieurs et évidentes raisons. En premier lieu, passés les grands acquis du mouvement féministe des années 70, &#8230; <a href="https://www.expertisecitoyenne.com/2011/11/30/linfo-sans-les-petits-rubans-2/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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<p>Pourquoi ce nom de blog aux incontestables accents féministes ? Pour plusieurs et évidentes raisons. En premier lieu, passés les grands acquis du mouvement féministe des années 70, force est de constater, certaines lois étant venues sanctionner lesdits acquis, qu’il a été considéré qu’on en avait déjà bien assez fait − avec ça, elles seront contentes pour un bon moment − et qu’il était temps de regarder ailleurs, oubliant par là allègrement que le changement des mentalités, condition <em>sine qua non</em> à une application en profondeur et <em>de l’intérieur</em> des législations, n’avait pas, ou très peu, suivi. <span id="more-49"></span></p>
<p>Il suffit de procéder à une simple comparaison des stratégies de communication des campagnes de santé publique selon qu’elles s’adressent à des hommes ou à des femmes pour s’en convaincre. Pour illustration, nous attendons toujours, avec une impatience à peine contenue, que l’on sensibilise les hommes au dépistage du cancer de la prostate au moyen d’un roman-photo. Le plus pernicieux peut-être, c’est que cette différence dans la façon de communiquer est tant entrée dans les mœurs qu’elle ne se remarque plus. Et pourtant, il est des énormités qu’il faut exposer.</p>
<p>Récemment, une journaliste, se faisant l’avocat du diable, me posa cette candide et bien innocente question : <em>« </em><em>Alors que le dépistage du cancer du sein vient à peine de se démocratiser auprès des femmes, ne risque-t-on pas d’envoyer un message brouillon en leur parlant de surdiagnostic? Ce message n’est-il pas plus dangereux que le surdiagnostic lui- même? »</em> Cette double question me fit instantanément froid dans le dos. Suggérer que la délivrance aux femmes d’une information nuancée, rendant compte de tous les aspects du problème (ce qui est appelé ici « message brouillon ») est dangereux, est en <em>lui-même</em> dangereux.</p>
<p>Sans aller chercher très loin, cette excuse a servi d’alibi à nombre de régimes dictatoriaux. Car enfin, si nous transposions cette attitude (donner aux femmes une consigne unique et simple) dans un contexte politique, nous obtiendrions tout simplement un parti unique. Pourtant, lorsque le droit de vote a été accordé en France aux femmes en 1944 − 24 ans après l’Azerbaïdjan − personne, à ma connaissance, ne s’est écrié qu’il fallait organiser, spécialement pour elles, des « élections » à un seul parti, autrement les pauvres chéries risquaient d’être totalement perdues et en proie à la plus insupportable des confusions. En les jugeant capables de glisser un bulletin dans l’urne, on a admis − certains avec davantage de réticences que d’autres il est vrai − qu’elles disposaient d’un cerveau en parfait état de marche et étaient par là à même de choisir entre plusieurs candidats selon celui qui leur paraissaient le mieux convenir à leurs valeurs. Il n’a jamais été question de sélectionner en amont le programme politique qui semblait le mieux adapté pour elles.</p>
<p>67 ans après cette année progressiste, c’est pourtant ce qui se produit dans le domaine de la santé publique. En 2011, les concepteurs de campagnes persistent à penser que toute information n’est pas bonne à donner aux femmes, jugées par trop stupides pour analyser la complexité des données et faire la part des choses ; et dans le même temps bien trop fragiles psychologiquement pour affronter une réalité pas toujours rose et accepter de renoncer à de confortables illusions consciencieusement entretenues à coup de campagnes de sensibilisation. C’est bien connu : les femmes pensent toutes pareil et n’ont pas été dotées à leur sortie d’usine de l’option « droit à la diversité des valeurs personnelles ». Une directive unique pour toutes leur conviendra en conséquence bien davantage et leur épargnera une réflexion bien au dessus de leurs forces. Elles devraient être reconnaissantes de tout ce travail d’investigation effectué en amont. D’ailleurs, et il m’en coûte de l’écrire, certaines le sont. On décide en haut lieu, en vertu d’une procuration jamais signée, du devenir de leurs seins, et de leur devenir tout court. On calcule bien loin d’elles la résultante du rapport bénéfices/risques  − les femmes n’ont jamais été très fortes en maths −, on se retranche derrière des bénéfices non prouvés, et on se pare de l’habit du juste en déclarant « se refuser à faire prendre le moindre risque aux femmes », sans toutefois les informer de l’ensemble des risques qu’elles encourent en se soumettant au dépistage.</p>
<p>Décider à la place d’un autre est une lourde responsabilité dont tout en chacun est conscient et personne ne songerait à s’accaparer ce droit illégitimement dès lors que l’on n’a pas affaire à un mineur sous tutelle. Personne, excepté nos <em>décideurs </em>en santé publique puisque c’est exactement ce en quoi consiste le fait d’<em>inciter sans informer. </em>C’est pour cette raison que, 67 ans après avoir obtenu le droit de vote, il peut s’avérer nécessaire de revendiquer le droit à une information loyale. Quant à la décision, évidence non évidente, elle appartient à chaque femme, prise individuellement, <em>et à elle seule.</em></p>
<p>Cette revendication constituera donc notre fil rouge … Cependant, soyons réalistes, l’expérience à montré que lorsque des intérêts financiers sont en jeu − et ils sont considérables dans le cadre de la mammographie de dépistage − la résistance au changement est acharnée. Tous les moyens seront bons pour maintenir sur son piédestal cette vache sacrée autant que vache à lait. Les budgets consacrés à sa défense seront aussi illimités que la mauvaise foi avec laquelle la confiscation de l’information sera présentée comme un acte d’amour désintéressé envers les femmes : « Si nous sommes dans l’obligation de prendre des décisions à votre place sans vous en informer, nous le faisons pour votre bien. Laissez-nous prendre soin de vous… », et où toute envie de révolte d’une femme récemment diagnostiquée devant la lourdeur du traitement et l’injustice de la maladie sera tuée dans l’œuf en complimentant à l’envie les survivantes sur leur héroïsme et en les inondant de recettes pour rester féminine même au plus fort de la chimio. Le fait est que bien octobres roses s’écouleront encore avant que les femmes aient droit à une information loyale et équilibrée. En attendant que ce droit pourtant bien légitime soit acquis, allons-nous nous contenter, tels des oisillons encore au nid, de recevoir le bec grand ouvert une information déjà prémâchée par nos parents de substitution ?</p>
<p>Une alternative constructive à cette attente les ailes croisées serait, il me semble, d’aller chercher par nous-mêmes cette information que l’on nous refuse. De même, pourquoi ne pas mettre à profit ce temps pour entraîner − elles en ont bien besoin − nos facultés d’analyse critique et apprendre à décrypter toute « information » servie gracieusement sur un plateau sous prétexte de sensibilisation. En règle générale, lorsque nous avons du mal à y voir clair, nos chaussons nos lunettes. En matière de dépistage du cancer du sein, ce sera le contraire : si nous voulons avoir une vision réaliste et lucide de la mammographie de dépistage, il nous faudra, en tout premier lieu, ôter nos lunettes roses. Le contenu de ce blog aidera, je l’espère, à mettre définitivement de côté ces lentilles déformantes.</p>
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<p>J’ai longtemps hésité avant de me lancer dans ce projet : trop astreignant. Après « No Mammo ? », j’estimais mon devoir accompli et m’apprêtais à sortir le plus discrètement possible par la porte de service. C’est alors que je me suis sentie rattrapée in extremis par le fond du pantalon : je n’allais pas, semble-t-il, m’en tirer à si bon compte. On m’a fait comprendre, diplomatiquement certes mais sans ambiguïté aucune, que ce n’était pas tout d’avoir écrit un livre qui se voulait un pavé dans les deux sens du terme : il fallait à présent assumer et poursuivre ce qui avait été commencé. De mon côté, je souffrais parfois, il faut bien l’avouer, d’intolérables démangeaisons du clavier tant l’envie de réagir à ce qui me semblait un mensonge avéré proféré publiquement, ou un recours abusif aux techniques de relations publiques dans un but de promotion d’une procédure médicale, était irrépressible.</p>
<p>Voila pourquoi ce blog qui n&rsquo;aurait jamais vu le jour sans l&rsquo;aide d&rsquo;Alain Wasniewski, de Voix médicales. Il se veut avant tout un espace où trouver une information différente, un lieu de réflexion et d’échange avec d’autres blogs, un infime relais de cette blogosphère, incontrôlée parce qu’incontrôlable, dynamique, vivante, insoumise, qui résiste tant bien que mal à la main mise des lobbies sur l’information en matière de santé. Puisse-t-il être utile sans ennuyer…</p>
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<p><a title="" href="http://www.67ansapresledroitdevote.com/wp-admin/post-new.php#_ftnref1">[1]</a> Détournement éhonté d’une citation d’Alfred Sauvy : « Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés, ils deviennent des sujets. »</p>
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<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.expertisecitoyenne.com/2011/11/30/linfo-sans-les-petits-rubans-2/">L&rsquo;info sans les petits rubans</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.expertisecitoyenne.com">Expertise citoyenne</a>.</p>
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