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	<title>Expertise citoyenne &#187; survivante</title>
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	<description>Parce qu&#039;on n&#039;est jamais si bien servi que par soi-même</description>
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		<title>Sortir du politiquement correct&#8230; et du rose</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Oct 2012 20:23:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rachel Campergue]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[droit d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Martine Bronner]]></category>
		<category><![CDATA[octobre rose]]></category>
		<category><![CDATA[survivante]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center"><a href="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2012/10/palettesmall.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-335" title="palettesmall" src="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2012/10/palettesmall.jpg" alt="" width="322" height="241" /></a>Le 4 octobre dernier a eu lieu la cérémonie de remise du prix du meilleur livre médical de l&rsquo;année par la revue médicale <em>Prescrire</em>, prix suivi d&rsquo;un débat dont le thème cette année était « Trop dépister nuit-il à la santé ? L’exemple du cancer du sein ». C&rsquo;est à cette occasion que j&rsquo;ai rencontré Martine Bronner. Elle m’a abordée : « Bonjour, Je suis une ex-patiente… » Rien, absolument rien dans mon expression ne change (je continue à sourire bêtement), et pourtant, à l’intérieur, au mot « patiente » &#8211; entendez survivante du cancer du sein -, c’est le branle-bas de combat. Les sirènes sont enclenchées, l’état d’urgence décrété, le gilet pare balle enfilé en un temps record, la fonction  « vigilance » réglée au maximum : j’attends la suite et l’attaque qui ne saurait tarder. C’est devenu un réflexe pavlovien vu que ce qui suit, la plupart du temps, c&rsquo;est la kalachnikov.<span id="more-333"></span></p>
<p style="text-align: left;" align="center">Mais en fait de kalachnikov, Martine Bronner sourit «… et je voulais vous dire merci ». Celle-là, je ne l’ai pas vu venir. J’ai bien cru que j’allais me liquéfier, là, sans pudeur, devant tout le monde, sur le carrelage de la salle de réunion de <em>Prescrire</em>. Il faut comprendre aussi : pas vraiment l’habitude. Une survivante a écrit un jour : « je serais bien contente le jour où ce sera votre tour… ». Que cette dame ne désespère pas : ça peut encore arriver. Je la préviendrais au cas où: si ça peut faire plaisir à quelqu’un après tout… Alors forcément, après ce genre d’amabilités, on est sur ses gardes, c’est humain. Tout ça pour dire que, devant Martine Bronner, je me suis sentie ridicule &#8211; pour ne pas dire autre chose &#8211; avec mon battle-dress et mon gilet pare-balle. Vite, je range tout cet attirail militaire dans mon dos le plus discrètement possible et je lui souris, franchement cette fois.</p>
<p>Et alors nous avons accompli quelque chose de très banal, mais qui pourtant paraît extraordinaire dans le climat d’exacerbation des passions qui prévaut dans la « lutte contre le cancer du sein » : nous avons échangé nos impressions de part et d’autre de l’annonce fatidique. Essayez, juste pour voir, en tant que non-encore-diagnostiquée, de faire part à  une femme qui a traversé un cancer du sein de vos réflexions sur la place prépondérante des slogans au détriment de l’information véritable lors d’Octobre rose : il y a de grandes chances que vous vous entendiez répondre «  Oui, mais toi, tu ne sais pas ce que c’est que d’avoir un cancer du sein, <em>tu ne peux pas comprendre</em>. » Effectivement, je n’ai pas de cancer – du moins pas encore -, je m’en excuse bien platement. Mais que répondre à une telle objection? Faut-il que je me fasse inoculer des cellules cancéreuses à l’endroit approprié pour acquérir le droit de refuser que les campagnes de santé publique dédiées à un cancer qui nous menace toutes nous prennent pour des gourdes ? En règle générale, je n’ai jamais compris cette propension que nous avons dans notre société &#8211; qui se veut altruiste et prévoyante-, à ne découvrir l’existence d’un problème que le jour où ça nous tombe dessus.</p>
<p>De la sorte, d’un simple coup de « <em>Tu ne peux pas comprendre </em>», certaines survivantes mettent un terme brutal à toute tentative de dialogue. Très constructif. J’ignore si en restant murées ainsi dans nos ghettos respectifs les choses avanceront, mais ce qui est certain, c’est qu’il en est &#8211; les adhérents à la secte des « encatégoriseurs intéressés » pour ne pas les nommer &#8211;  qui se frottent les mains.</p>
<p>Pour en revenir à Martine Bronner, nous avons accroché d’emblée, soudées par notre refus de rentrer dans le rôle qu’il aurait été politiquement correct de jouer – et avec le sourire SVP &#8211;  compte tenu de nos statuts respectifs. En dépit d’une intense incitation au dépistage par mammographie, tant individuelle (de la part des gynécos) que collective (de la part des campagnes), j’avais refusé de m’y soumettre, n’étant pas follement convaincue de son efficacité non pas dans son aptitude à détecter des cancers (ça il le fait superbien), mais à sau<em>ver des vies</em>. Et Martine Bronner, ayant traversé un cancer du sein, s’était refusée à prêter allégeance à Octobre rose, ce qui lui valut tout de go de se sentir considérée par nombre de ses consœurs comme une ingrate « crachant dans la soupe ». En d’autres termes, nous refusions le mot d’ordre « un statut = une pensée ». Nous souhaitions disposer &#8211; soyons folles &#8211; de toute la diversité des opinions possibles, d’une palette de couleurs infinies afin d’oublier un peu ce rose infantilisant, anesthésiant, omniprésent. Ce rose uni et unique comme la pensée qui va avec. Nous demandions, si ce n’était pas trop, le droit de nous poser des questions sans être étiquetées, au pire de criminelles, au mieux de gentiment dérangées.</p>
<p>Pourtant, se poser des questions n’a jamais tué personne. Les idées fausses, si.</p>
<p>Martine Bronner tient un blog (<a href="http://martinebronner.blogvie.com/emotion-et-depistage-du-cancer-du-sein-2/">ici</a>). Elle a d’autre part été invitée à s’exprimer en tant que patiente lors du VIe Congrès de la médecine générale en juin dernier à Nice. Un regard lucide de l’intérieur sur l’« après » et Octobre rose :</p>
<p><span class='embed-youtube' style='text-align:center; display: block;'><iframe class='youtube-player' type='text/html' width='560' height='345' src='http://www.youtube.com/embed/hVP2adERtP4?version=3&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;wmode=transparent' frameborder='0'></iframe></span></p>
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