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	<title>Expertise citoyenne &#187; Philippe Nicot</title>
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	<description>Parce qu&#039;on n&#039;est jamais si bien servi que par soi-même</description>
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		<title>Cherchez l&#8217;erreur&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Sep 2012 14:04:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rachel Campergue]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Sokolsky]]></category>
		<category><![CDATA[dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[Formindep]]></category>
		<category><![CDATA[Lancement Octobre rose]]></category>
		<category><![CDATA[mammographie]]></category>
		<category><![CDATA[Marisol Touraine]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Nicot]]></category>
		<category><![CDATA[UFC Que Choisir]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>UFC-Que Choisir, 25 septembre : « Dépistage du cancer du sein, l’efficacité remise en cause ». Marisol Touraine, 26 septembre : « Personne ne met en cause la pertinence du dépistage. » Cherchez l’erreur … Avant-hier donc, l’UFC-Que Choisir, habitué – et c’est une saine habitude- &#8230; <a href="http://www.expertisecitoyenne.com/2012/09/27/cherchez-lerreur/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2012/09/UFC3big.png"><img class="alignleft size-full wp-image-296" title="UFC3big" src="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2012/09/UFC3big.png" alt="" width="170" height="170" /></a>UFC-Que Choisir, 25 septembre : « Dépistage du cancer du sein, l’efficacité remise en cause ».</p>
<p>Marisol Touraine, 26 septembre : « Personne ne met en cause la pertinence du dépistage. »</p>
<p>Cherchez l’erreur …</p>
<p>Avant-hier donc, l’UFC-Que Choisir, habitué – et c’est une saine habitude- à penser pratique en termes d’efficacité pour chaque produit testé, publie une enquête  « Dépistage du cancer du sein, l’efficacité remise en cause ». Enquête qui va d’entrée au cœur du problème : <em>« Invitations, dépliants, communication médiatique, « Octobre rose »… les incitations à participer au dépistage organisé du cancer du sein sont très pressantes. Pourtant, depuis une dizaine d’années, des études scientifiques indépendantes remettent en cause les preuves de son efficacité<a title="" href="#_ftn1"><strong>[1]</strong></a>. » </em>L’UFC-Que Choisir propose d’autre part sur son site web en accès libre une étude complète de 29 pages : <a href="http://www.quechoisir.org/media/fichiers/etudes/etude-cancer-du-sein">«Information autour du dépistage du cancer du sein, les épines d’Octobre rose »</a>.<span id="more-294"></span></p>
<p>Le travail réalisé par Catherine Sokolsky, l’auteure de l’enquête de l’UFC-Que Choisir, est remarquable à la fois de concision et de précision. Rarement les différents aspects de la situation du dépistage du cancer du sein par mammographie n’auront été aussi clairement exposés, et ce en quatre pages. Dans une prose où chaque mot est employé à bon escient, la rédactrice en chef adjointe de <em>Que Choisir Santé</em> rappelle les dissonances entre, d’une part les campagnes de santé publique pour lesquelles la balance bénéfices/risques de la mammographie reste de toute façon positive, et d’autre part les études scientifiques parues dans les revues médicales à facteur d’impact élevé qui disent au contraire que cette balance serait virtuellement nulle et ne justifierait certainement pas la promotion du dépistage telle qu’elle est pratiquée actuellement. L&rsquo;enquête s’achève par une clarification qui, si elle brise au passage certaines illusions confortables, ne peut que rendre service à long terme aux consommatrices potentielles de la mammographie de dépistage. Je cite:</p>
<p>« <strong><em>Séparer le vrai du faux</em></strong><em></em></p>
<p><em>● Non détectée, toute anomalie se développe et aboutit inexorablement à la mort.</em></p>
<p><strong><em>Faux</em></strong><em>. Certains cancers n’évoluent pas, voire régressent. D’autres évoluent si lentement qu’ils n’auront pas de conséquence sur la vie de la femme qui en est porteuse.</em></p>
<p><em>● Le taux de mortalité par cancer du sein est réduit de 30 % chez les femmes qui participent au dépistage organisé.</em></p>
<p><strong><em>Faux</em></strong><em>. Le chiffre annoncé de 30 % de réduction de la mortalité par cancer du sein (0,1 % en chiffre absolu) a été fortement revu à la baisse par un groupe de chercheurs indépendants en 1999. Cette réduction serait de 0,05 % en chiffre absolu.</em></p>
<p><em>● Le dépistage organisé entraîne moins de traitements lourds chez les femmes dépistées.</em></p>
<p><strong><em>Faux.</em></strong><em> Plusieurs études ont montré, au contraire, un taux de 20 % de mastectomies (ablations du sein) chez les femmes dépistées.</em></p>
<p><em>● Parmi les premiers à avoir œuvré pour le dépistage organisé, les Anglais envisagent de revoir toute l’information donnée aux femmes. En France, silence radio.</em></p>
<p><strong><em>Vrai.</em></strong><em> Les autorités sanitaires anglaises ont décidé de remettre à plat toutes les données sur le dépistage du cancer du sein. À l’inverse, l’évolution des connaissances et la remise en cause du dépistage qui en découle ont très peu d’échos en France. »</em></p>
<p>Voilà qui a le mérite d’être clair.</p>
<p>L’association de consommateurs UFC-Que Choisir était peut-être après tout la mieux placée pour dépassionner le débat en traitant la mammographie en tant que produit de santé comme un autre. Il était temps, hors de toute démagogie,  de poser le rapport qualité/prix du produit de façon à ce que les consommatrices/ candidates au dépistage puissent se décider en toute connaissance de cause pour ou contre l’achat/participation. Réalisant qu’il y avait de toute évidence tromperie sur la marchandise et que la publicité pour le produit était mensongère, l’UFC-Que Choisir conclut son dossier par la réclamation :</p>
<p><em>« <strong>L’UFC-Que Choisir demande</strong>  </em></p>
<p><em>Les décisions de mise en œuvre, puis de généralisation, du dépistage organisé du cancer du sein se sont fondées sur des données scientifiques aujourd’hui rejetées pour certaines, contestées pour d’autres. En conséquence, l’UFC-Que Choisir demande le réexamen des données scientifiques sur le dépistage du cancer du sein par un collège d’experts  indépendants. Dans l’attente du rendu des conclusions de ce collège d’experts, la campagne d’information actuelle doit être révisée et toute femme qui le souhaite doit demeurer libre de participer gratuitement au dépistage. L’UFC-Que Choisir demande un moratoire sur l’intégration de l’indicateur « Dépistage du cancer du sein » dans la rémunération à la performance des médecins. »</em></p>
<p>Exprimée à la veille du lancement officiel d’Octobre rose, cette demande, somme toute normale, fait les gros titres de la presse au point que le ministère de la santé est sommé de réagir. En témoigne la dépêche AFP relative à l’événement :</p>
<p>PARIS, 26 sept 2012 (AFP) – <em>« La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé mercredi que la réflexion était engagée &laquo;&nbsp;en France comme dans d&rsquo;autres pays&nbsp;&raquo; sur le dépistage du cancer du sein, dont, a-t-elle dit, &laquo;&nbsp;personne ne met en cause la pertinence&nbsp;&raquo;. Interrogée sur un article d&rsquo;UFC-Que Choisir qui a réclamé mardi le réexamen de données scientifiques contradictoires sur l&rsquo;intérêt du dépistage du cancer du sein et les risques de surdiagnostic, Mme Touraine a souhaité l&rsquo;accélération des études menées actuellement en France sur le sujet, notamment par l&rsquo;Institut national du cancer (INCa)</em> <em>[…]La ministre a également souligné que la &laquo;&nbsp;liberté de choix&nbsp;&raquo; des femmes était &laquo;&nbsp;un principe fondamental qui n&rsquo;est pas menacé&nbsp;&raquo; et que chaque femme devait disposer de &laquo;&nbsp;toute l&rsquo;information nécessaire&nbsp;&raquo; avant de se faire dépister. Mais, a-t-elle ajouté, &laquo;&nbsp;personne ne met en cause la pertinence du dépistage&nbsp;&raquo; dans le débat en cours. »</em></p>
<p>Cette dernière phrase, <em>« Personne ne met en cause la pertinence du dépistage », </em> est reprise à son tour par la presse et certains informés, considérant le contexte actuel où cette pertinence n’a justement jamais été aussi débattue, repèrent immédiatement la perle. Le Dr Philippe Nicot, lanceur d’alerte multicauses du <a href="http://www.formindep.org">Formindep</a>, collectif pour une formation et une information indépendantes de tout autre intérêt que celui de la santé des personnes, fait circuler « Gotzsche, Autier, Prescrire, Formindep : leur nom est personne. » Dans l’après-midi, le Formindep lui-même publie le tweet (<a href="https://twitter.com/Formindep/status/250959787049771008" target="_blank">@Formindep</a>): <em>« L&rsquo;UFC-Que choisir s&rsquo;attaque au programme de dépistage du cancer du sein dont “personne ne met en cause la pertinence” dixit <a href="https://twitter.com/MarisolTouraine" target="_blank"><span style="text-decoration: line-through;">@</span><strong>MarisolTouraine</strong></a>. »</em><em></em></p>
<p>Il est vrai que Marisol Touraine, compte tenu tant de sa position que des traditions, ne pouvait faire autrement que montrer allégeance à l’INCa et soutenir le dépistage. De mémoire de dépistée potentielle, on n’a jamais vu un ministre de la Santé, lors du lancement officiel d’Octobre rose, annoncer : « En fait, le dépistage, ça marche pas terrible. » Ces conventions font qu’on aboutit à des déclarations en total décalage avec les données des études scientifiques des chercheurs non-impliqués dans le dépistage, et obligent notre ministre – je compatis &#8211; à des prouesses d’équilibriste en annonçant dans le même temps que « la réflexion est engagée ». Mais engagée jusqu’à quel point si la conclusion de la réflexion est d’ores et déjà que « personne ne met en cause la pertinence du dépistage » ? Quelle crédibilité accorder à une « réflexion » qui n’irait que dans une direction &#8211;  prouver la pertinence du dépistage &#8211; ou pas au-delà de cette limite tabou de la remise en question ? On observe ainsi – phénomène assez rare- des perles encapsulées l’une dans l’autre avec la dépêche de l’AFP qui nous dit en parlant de Marisol Touraine : <em>« Mais, a-t-elle ajouté, &laquo;&nbsp;personne ne met en cause la pertinence du dépistage&nbsp;&raquo; dans le débat en cours. »</em> Cependant, si personne ne remet en cause la pertinence du dépistage,  il n’y a pas lieu à débat. En d’autres termes : comment peut-il y avoir un « débat en cours » si tout le monde est d’accord ?</p>
<p>Chacun continue donc de jouer le rôle qui lui est dévolu…</p>
<p>En attendant, contrairement à l’affirmation de Marisol Touraine comme quoi « la liberté de choix » des femmes était un « principe fondamental qui n’était pas menacé », dans l’état actuel de l’information apportée aux femmes par les campagnes de santé publique, ce principe est bel et bien menacé. Quelle « liberté de choix » a une femme qui prend une décision non informée, pressée par une intense campagne médiatique basée sur la peur ?</p>
<p>Encore une fois un grand merci à l’UFC-Que Choisir pour avoir salutairement redressé la barre et pour avoir, lui aussi, pleinement joué son rôle qui est, pour sa part, de défendre les consommateurs…</p>
<p>&nbsp;</p>
<div><br clear="all" /></p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a>Le texte intégral de l’enquête est réservé aux abonnés, cependant le communiqué de presse relatif à l’enquête est lui en accès libre suivant le lien :</p>
<p>http://www.quechoisir.org/sante-bien-etre/maladie-medecine/communique-information-autour-du-depistage-du-cancer-du-sein-les-epines-d-octobre-rose</p>
</div>
</div>
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		<title>Quand l’annonce d’une mauvaise nouvelle devient une bonne nouvelle</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jul 2012 13:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rachel Campergue]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Gros]]></category>
		<category><![CDATA[etude scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[mammographie]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Autier]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Nicot]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La mauvaise nouvelle : l’impact du dépistage par mammographie sur la mortalité par cancer du sein est nul ou marginal. C’est ce que vient de démontrer une fois de plus une étude menée par le Dr Philippe Autier de l’International Prevention Research Institute &#8230; <a href="http://www.expertisecitoyenne.com/2012/07/27/quand-lannonce-dune-mauvaise-nouvelle-devient-une-bonne-nouvelle/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2012/07/imagesCA9BIQDC.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-228" title="imagesCA9BIQDC" src="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2012/07/imagesCA9BIQDC.jpg" alt="" width="226" height="223" /></a>La mauvaise nouvelle : l’impact du dépistage par mammographie sur la mortalité par cancer du sein est nul ou marginal. C’est ce que vient de démontrer une fois de plus une <a href="http://www.expertisecitoyenne.com/wp-content/uploads/2012/07/SwedenAutier20123.pdf">étude</a> menée par le Dr Philippe Autier de l’<em>International Prevention Research Institute </em>(iPRI) de Lyon publiée dans le <em>Journal of the National Cancer Institute</em> le 17 juillet dernier (voir post du 20 juillet <a href="http://www.expertisecitoyenne.com/2012/07/20/la-mammo-a-quoi-ca-sert/">ici</a>). La bonne nouvelle : la presse française en parle, tant il est vrai qu’on n’a jamais vu une erreur corrigée sans qu’elle ne soit, dans un premier temps, reconnue. Anne Jeanblanc du <em>Point</em> pose dès le titre de son article la question qui dérange car personne n’admet la réponse de gaîté de cœur : « <a href="http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/les-mammographies-de-depistage-systematique-sont-elles-utiles-20-07-2012-1487611_57.php ">Les mammographies de dépistage systématique sont-elles utiles ?</a> » <span id="more-224"></span>Plus inattendu encore, elle ne se sent pas tenue de rappeler les consignes des instances de santé publique, au cas où – sait-on jamais – une citoyenne  particulièrement torve serait passée entre les mailles pourtant serrées de la « sensibilisation » au cancer du sein. Sa conclusion est claire, sans larsen : «  <em>Ils</em> [les chercheurs] <em>concluent à l&rsquo;absence de preuve globale de l&rsquo;impact du dépistage systématique sur la mortalité par cancer du sein. Il n&rsquo;y a pas de raison pour que les résultats soient différents en France&#8230; </em>» Cette annonce dans <em>Le Point</em>, hebdomadaire grand-public, de conclusions de recherches qui remettent fondamentalement en question les politiques de santé publique est révélateur de l’évolution du discours des médias concernant le dépistage du cancer du sein par mammographie. Un twitt &#8211; émanant du Dr Dominique Gros, ancien radiologue et néanmoins « douteur » de longue date de la validité des slogans d’Octobre rose &#8211; brocarde l’omerta régnant habituellement dans ce domaine : « <em>Le dépistage par la mammographie ne sauve pas de vies. C&rsquo;est vrai, mais il ne faut surtout pas le dire.</em> » Qu’une journaliste, justement, le dise, mais aussi qu’un magazine le publie, était donc à saluer. Cependant, Anne Jeanblanc n’aurait certainement pu en parler si nombre de ses consœurs n’avaient progressivement contribué à miner les fondations de ce dogme qui semblait, il y a peu encore, intouchable : « La mammographie sauve des vies ». D’autres ont très certainement tenté de faire part de l&rsquo;incertitude grandissante concernant l’utilité de la mammographie, mais se sont heurtées au refus de leur rédaction : le doute n&rsquo;est pas particulièrement vendeur. Pas toujours évident pour une journaliste de faire son boulot lorsque la « sensibilisation » prend le pas sur l’information. Anne Jeanblanc en a eu la possibilité et fut accusée dans certains commentaires postés suite à son article de faire « de la propagande », et son discours d’être « du n’importe quoi ». L’envie m’a prise de la soutenir, mais aussi de tenter – une gageure !- de dépassionner le débat en y allant de mon commentaire. Le Dr Philippe Nicot du <a title="Formindep" href="http://www.formindep.org/">Formindep</a>, infatigable lanceur d&rsquo;alerte multi-domaines, m&rsquo;ayant incitée à le rendre visible sur le blog, le voici dans son intégralité :</p>
<p><em>« Bravo !</em></p>
<p><em>Un grand merci à Anne Jeanblanc pour avoir simplement et fidèlement rendu compte des résultats d’une étude scientifique sans, dans le même temps, tenter d’en atténuer la portée.</em></p>
<p><em>Tout le monde connait une femme « sauvée » par la mammographie qui est aussitôt brandie comme preuve vivante que le dépistage sauve des vies. C’est terrible à dire, mais il y a davantage de chances que la vie de cette femme ait été gâchée par la mammographie que sauvée par elle, tout simplement parce que l’équation « cancer détecté = vie sauvée » est fausse. Tirer des conclusions générales à partir de son vécu personnel est intuitif mais conduit parfois à des conclusions erronées. Le surdiagnostic est une réalité. Il entraine un surtraitement, c’est-à-dire un traitement inutile, traitement lui-même non dénué de risques. </em></p>
<p><em>Le dépistage systématique du cancer du sein a très certainement été mis en place avec les meilleures intentions du monde – il n’y a ni gentils ni méchants dans cette histoire : nous ne sommes pas dans une cour de récré &#8211;  mais les chiffres nous montrent avec une insistance qui va croissant que ce dépistage-là ne marche pas. Il est certes difficile d’admettre que l’on s’est trompé, mais il faudra bien un jour adapter les politiques de santé publique aux dernières données scientifiques. S’en prendre aux porteurs de mauvaises nouvelles (chercheurs qui publient des résultats politiquement incorrects ou journalistes qui en rendent compte) est incontestablement moins déstabilisant que de se retourner contre les faiseurs de belles promesses, mais c’est diriger sa colère dans la mauvaise direction. Il serait grand temps de dépassionner le débat et d’accepter sans s’énerver les questions, y compris celles qui dérangent. Se voiler la face plus longtemps non seulement n’est guère constructif, mais nous fait perdre un temps précieux. Tôt ou tard, il faudra bien admettre cette réalité aussi désagréable soit-elle : le dépistage par mammographie n’a pas d’impact sur la mortalité par cancer du sein.</em></p>
<p><em>Le déni de la réalité est parfois plus dangereux que le cancer lui-même… </em></p>
<p><em> </em></p>
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